(n.m ) Optimum : État le plus favorable pour atteindre un but ou par rapport à une situation.

Saviez-vous que vous ne prenez peut-être pas les meilleures décisions pour votre entreprise ?

Saviez-vous que cela n'a rien à avoir avec votre intelligence ?

Nous prenons constamment des décisions jour après jour allant du choix de nos chaussettes à la définition de la stratégie commerciale à adopter pour les 6 prochains mois pour votre entreprise et nous ne réalisons pas toujours les processus sous-jacents qui sous-tendent nos décisions, persuadés que nous sommes de faire le bon choix. Ils ne nous viendraient probablement pas à l'idée de nous dire que nos choix sont irrationnels ou que notre libre arbitre est amoindri et, pourtant, dans une certaine mesure, c'est probablement le cas.

Il faut remonter aux travaux d'un docteur en psychologie, Daniel Kahneman, pour commencer à comprendre ces processus particuliers qui affectent notre rationalité. Il est l'auteur d'un livre "Système 1, système 2", lequel porte sur la différence essentielle entre deux sous-ensembles de notre cerveau qui ont des comportements radicalement différents pour traiter un problème :

  • L'un se base sur l'intuition  et est rapide, peu gourmand en énergie, mais sujet à de nombreux raccourcis qu'on nomme biais cognitifs ;
  • L'autre prend sa source à l'analyse des choses et est, de fait, beaucoup plus long à mettre en œuvre et plus énergivore ;

Prix Nobel d'économie en 2002 pour ses travaux sur la théorie des perspectives, démontrant notamment de manière expérimentale que la douleur de perdre 1000€ n'est compensé que par un gain supérieur à 2000€, son livre nous éclaire précisément sur les biais cognitifs qui faussent notre jugement et font de nous des êtres à la rationalité limitée peu importe le niveau d'intelligence que l'on pense avoir...

Coment faire pour ne pas être affecté par ces biais cognitifs et améliorer la qualité de mes décisions ? Olivier Sidony, dans son livre "vous allez commettre une terrible erreur", nous donne les deux clefs pour améliorer la prise de décision.

Introduire de la collégialité dans vos prises de décisions

S'il est complexe de se rendre compte de nos propres biais, il est plus facile de voir ceux des autres. Partant de là, il est possible de prendre des décisions qui tendent vers un optimum en créant les conditions d'une collégialité optimum.

  • Entourez-vous de personnalités atypiques et compétentes insatisfaites des consensus et des statu quo avec suffisamment de confiance en elles pour être capable de vous offrir une nouvelle perspective. Elles vous permettront d'aller au-delà des clivages existants, de voir au-delà de votre propre réalité.
  • Entourez-vous d'un nombre limité de personnes.  3-5 personnes me semblent un bon nombre, néanmoins ça dépend de votre fonctionnement. Il est facile de comprendre que plus le nombre est élevé et plus les débats et échanges seront longs, plus le nombre est bas et les débats et échanges peuvent perdre en qualité.
  • Expliquer en amont les règles du jeu : Ce groupe va échanger dans un but précis qui est d'obtenir une décision qui va servir une mission précise dans un cadre temporel certain.

Introduire une méthode dans vos prises de décisions

Sur ce sujet, il y a au moins 3 points à mettre en place pour améliorer significativement votre prise de décision.

  • La responsabilité de la décision finale est donné à une seule personne qui prend des avis et qui se donne une contrainte temporelle suffisamment longue pour entendre tous les avis, scénarios, débats, même extérieurs. Cette personne ne prend jamais une décision sensible sous l'impulsion.
  • Le feedback pour comprendre une décision et l'améliorer sur la base des éléments qui ont servi à la décision. Juger, a posteriori, avec des éléments qui n'étaient pas présents au moment de la décision n'a aucun sens. Exemple : se dire qu'on aurait mieux fait d'acheter des actions Amazon, il y a 15 ans, car on "savait que ça allait grimper". Si vous ne l'avez pas fait, c'est que tout simplement que vous n'aviez pas cette information.
  • Prendre des avis différents du sien et encourager la dissidence : Permettre à toutes les individualités d'un groupe de faire entendre leur voix, sans jugement ; les encourager à continuer à le faire. Entendre d'autres avis venant de l'extérieur pour prendre la hauteur.

J'espère qu'à la lecture de cet article, vous aurez plus d'informations pour améliorer votre prise de décisions en entreprise. N'hésitez pas à liker, commenter, partager cet article : c'est le feedback qui permet l'amélioration du contenu, des échanges, de la société tout simplement.

Au passage, avec Antoine de Verneuil, nous avons créé une solution de collaboration et d'échanges sur les documents qui vous permet d'améliorer vos décisions sur les documents en favorisant la collégialité – vous pouvez solliciter les membres de vos équipes, ainsi que des extérieurs –  et en vous donnant les outils pour instaurer une méthode qui rend vos échanges vertueux. N'hésitez pas à aller voir, cela s'appelle Coment !

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