Dans les entreprises modernes nous prenons, chaque jour, plusieurs dizaines de décisions qui auront un impact sur les années sur les jours, mois et années à venir.

Chaque fois que nous prenons une mauvaise décision, nous prenons le risque de faire couler notre boîte au pire et au mieux de perdre du temps. Sans pour autant  tendre vers l’optimum (la meilleure décision). Nous avons envers nos partenaires commerciaux et nos associés une obligation de moyens pour prendre les meilleures décisions possible dans un cadre temporel défini.

Cependant, ce n’est pas toujours possible. Il peut arriver que nous n’ayons pas le bon modèle de pensée pour prendre ces décisions.

Est-ce une fatalité de ne pas être capable de prendre de bonnes décisions ? Comment y remédier ?

Sur ce point, il peut être intéressant de voir une comparaison avec les joueurs d’échecs pour qui prendre des décisions quotidiennement relève de l’habitude. En effet, ils semblent avoir acquis des aptitudes spécifiques de décision. Dès lors on peut se demander quelles compétences acquiert-on en jouant aux échecs.

  • Quelles compétences acquiert-on en jouant aux échecs ?
  • Est-ce transférable à la sphère business ?

Quelles compétences acquiert-on en jouant aux échecs ?

On considère, généralement, que les échecs sont un jeu de stratégie opposant un adversaire à un autre. Chacune de nos décisions a un impact sur le plateau. Chacune de nos décisions peut provoquer la fin de la partie. Chacune de nos décisions peut nous permettre de nous rapprocher de la victoire.

Cependant nous ne sommes pas seuls. L’adversaire joue contre nous. Il se bat avec les mêmes armes que nous. Tout comme nous, il n’a qu’une envie : gagner ! Cela développe la ténacité.

Si vous voulez gagner de plus en plus de parties aux échecs, et à moins d’être un génie, il va falloir apprendre à perdre beaucoup contre des adversaires bien plus fort que vous. Telle est le fardeau que porte bon nombre de joueurs d’échecs.

En effet, pour apprendre à gagner, il faut apprendre à perdre. L’apprentissage de l’échec se fait en créant les conditions nécessaires pour comprendre ce qui nous a empêchés de gagner (non-reconnaissance d’un échec et mat, mauvaise réponse à une ouverture, mauvais arbitrage d’échange de pièces, etc.), mais également, tout ce qui nous a permis de perdre la partie. Sur ce dernier point, je pense notamment, à toute vérification d’échecs et mat en 1 coup. Je pense, également, à toutes les menaces sur sur les pièces.  Il faut aussi s’entraîner à reconnaître les paterns qui mettent en danger nos pièces (par exemple, une fourchette). Les échecs développent une connaissance de soi et de ses limites.

Par ailleurs, les échecs développent une excellente capacité de contrôle, ce qui permet notamment de se retenir de jouer un coup qui nous paraît, intuitivement, intéressant de prime abord. Souvent, et à moins de ne pas être un joueur professionnel, ce genre de coup ne mène à rien de bon.

Toutes ses compétences sont-elles transférable à la sphère business ?

Si, comme moi, vous êtes un chef d’entreprise, vous savez que l’existence de la société et sa pérennité n’est permise que par le bilan positif de la somme des mauvaises décisions et des bons jugements.

Lorsque vous créez ou reprenez un business, il est important de chercher à atteindre une hégémonie sur le marché dans lequel vous vous situez. Il n’y a généralement pas beaucoup de place pour ceux qui ne sont pas premiers. Elles sont souvent contraintes de suivre les mouvements stratégiques de celle qui règne sur le marché.

En tant que capitaine du vaisseau, il est crucial d’examiner chacune de nos décisions récurrentes pour être en mesure de les améliorer. Cela nécessite de regarder ce qui a fonctionné, ce qui n’a pas marché, ce qui a été bien ou mal perçu. Aux échecs l’échelle de temps est, au pire, de quelques minutes, au mieux, de quelques jours. Cela n’est pas le cas de la portée temporelle dans la sphère business qui peut être de plusieurs années. Il convient donc d’examiner tous ces points à l’aune de différentes temporalités (court terme, moyen terme et long terme).

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